Lundi 11 mai 2009 1 11 /05 /Mai /2009 08:37

Je l'aimais.

Ce soir, je suis frappée par la fragilité d'une relation, et par le quart de seconde qui peut tout faire basculer dans une vie. C'est peut-être aussi ce qui rend chaque histoire unique...la conscience du risque, tout près, qui nous guette à chaque seconde.
Est-ce qu'il vaut mieux fermer les yeux pour profiter au risque de se faire surprendre, ou rester sur ses gardes, au risque cette fois-ci de ne pas tout donner et ne pas mettre toutes les chances de son côté, trop calculer...Que vaut-il mieux faire?

Il le faut avouer, l'amour est un grand maitre, ce qu'on ne fut jamais, il nous enseigne à l'être. Molière

6 ans. 6 ans de vie commune, de partage...Et puis rien. Même plus capable de discuter, de rester adultes. Je ne vois que la souffrance de mon amie, sa peine. Toujours la même histoire. Elle pensait que c'était l'homme de sa vie, qu'elle allait se marier avec lui. Et puis rien. Des larmes, des questions sans réponses.
Ils n'avaient plus les mêmes envies. Elle a fait de nombreux sacrifices pour lui. Il lui en a demandé un de trop. Elle n'était pas prête, pas encore. Il n'a pas voulu attendre. Un an qu'elle prenait sur elle en se disant que tout allait s'arranger. Un an durant lequel ses petits défauts ont commencé à se faire plus grands jusqu'à devenir insupportables. Et il claque la porte au lieu d'ouvrir les yeux.
Tout ce temps passé ensemble pour en arriver à ne plus se supporter, s'épier, se surveiller, se questionner, s'engueuler, ne plus se faire confiance. Et réaliser. Réaliser qu'on a en face de soi une personne que l'on pensait connaître. Et je trouve ça malsain, inquiétant. Faut-il toujours que ça se termine ainsi? Est-ce idéaliste que de penser qu'après tant d'années on peut encore se respecter, ne pas tout gacher? Sûrement.
Peut-être qu'après tout il est impossible de "réussir" une rupture justement à cause de tous ces beaux moments passés ensemble. Parce que l'on connait parfaitement l'autre, trop bien, ses faiblesses, et comment lui faire mal, lui faire un maximum de peine. C'est triste. Triste de la voir ainsi, triste de ne pas réussir à trouver les mots.

Je voudrais pourtant lui dire qu'il ne vaut pas la peine qu'elle se mette dans cet état, qu'il ne la mérite pas, qu'elle en trouvera un qui la respecte et qui l'aimera pour ce qu'elle est. Mais ce n'est probablement pas ce qu'elle voudrait entendre.
Parce que c'est lui qu'elle veut, qu'elle aime encore, et que tous les autres elle s'en fout. Elle le veut lui, lui et ses défauts, un point c'est tout. Et ce n'est plus possible.
Elle l'aime, il l'aimait.

"Il est plus aisé de connaitre l'homme en général, que de connaitre un homme en particulier"  La Rochefoucauld


Les couples se défont autour de moi. Ceux que je pensais les plus solides voient leurs liens se briser en un rien de temps. Tous ces mois passés à contruire une relation solide qui se brise pourtant en un regard, un détail...
Et puis il y a ce film, vu au ciné dans l'aprem qui me reste en mémoire, me questionne.
Vaut-il mieux quitter de nombreuses années de vie commune pour vivre une histoire passionnelle, ou rester, quitte à ne plus retrouver la passion des premiers jours?

Tout tient à peu de choses, et ça me fait peur au fond. Se dire que l'on peut vivre avec quelqu'un, avoir des enfants, une vie tranquille, et puis un beau jour bim. Quelqu'un vient tout bouleverser, ça vous tombe dessus sans prévenir, et ça fout tout en l'air.
Est-ce que ça peut réellement arriver alors que tout se passe bien avec cette personne, ou est-ce que ça révèle le fait que quelque part vous n'avez jamais vraiment aimé ce quelqu'un? Est-ce qu'il est possible de n'aimer qu'une personne pour le reste de sa vie? Et si oui, à quel prix? Doit-on parler de "sacrifices", de "compromis" pour atteindre le bonheur et la stabilité?

"Quand on n'a pas ce que l'on aime, il faut aimer ce que l'on a" 

Beaucoup de questions, peu de réponses.

 

Je termine avec un peu de légèreté, une vidéo que j'aime tout particulièrement, un doux mélange: la voix de Camille Bazbaz, et les guitare et banjo des Naosol. Le tout pour une reprise de "Tutto va bene". Un régal.

 



Les mêmes Naosol que je vais voir ce soir en concert avec mon frérot...

Bonne journée à tous!
Par g6k - Publié dans : pensées - Communauté : La communauté Cali
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Lundi 11 mai 2009 1 11 /05 /Mai /2009 08:31

Je n'ai finalement pas trouvé le temps d'écrire la suite de l'aventure sur le vif, et je n'aime pas y revenir quelques mois plus tard, les émotions ne sont plus les mêmes et les mots pour les décrire plus aussi justes.
Alors je venais juste déposer ici une photo qui me tient à coeur...



J'ai pris très peu de photos à la maroquinerie ce soir là, mais c'était un réel plaisir de voir ou revoir toutes ces têtes, ces sourires...
Par g6k - Publié dans : univers musical - Communauté : La communauté Cali
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Vendredi 24 avril 2009 5 24 /04 /Avr /2009 08:31
Drôle de titre pour quelqu'un qui est en train de rédiger un article sur un blog, devant son ordinateur, tout en vérifiant l'heure d'un coup d'oeil sur son portable...

Et pourtant...

Il y a certaines soirées où je préfèrerais que ces satanés portables n'aient jamais existé. Ces soirées où je m'angoisse pour un rien. C'est dingue cette capacité à imaginer que les choses les plus improbables sont arrivées. Quand l'imagination nous joue des tours.

Hier soir.

Parents et petite soeur (sans oublier sa copine...inséparables) partis en Normandie, une semaine de vacances les pieds dans le sable chaud (ou l'eau glaciale), le Mt St Michel en ligne de mir.

20h30

Je me décide à suivre les recommandations de ma mère et passer l'appel quotidien sur le fixe. Pas de réponse. Je ne m'affole pas. Ils doivent siroter l'apéro dans le jardin les veinards!
Je compose le numéro de m'man. Pas de réponse. Rien de bien grave. Elle ne l'utilise qu'en cas d'urgence et ne l'a pour ainsi dire jamais avec elle (et quand elle l'a, il lui faut environ 30mn pour trouver le bouton pour décrocher et bien 20mn pour appuyer dessus sans raccrocher en même temps...).
Je passe à celui de p'pa. Même génération, mais comme tout informaticien qui se respecte, à la pointe de la technologie (ou presque). Toujours rien. 1 fois, 2 fois. Ca commence à me taper sur les nerfs. Je laisse un message et j'attends.


21h

Silence radio.
Je téléphone à ma ptite soeur. Autre génération. Elle qui a remué ciel et terre pour avoir son portable (ce qui a semé la zizanie dans la fraterie parce qu'on avait du attendre quelques années de plus avant d'y avoir droit...les batailles des aînés qui profitent aux plus jeunes sans aucune difficulté), et qui est perdue si elle ne l'a pas dans sa poche de jour comme de nuit. Les probabilités de tomber sur sa messagerie sont déjà plus maigres. Et pourtant...vous aurez deviné...pas de réponse.
Je ne pense plus qu'à ça, ça m'obsède, ça m'enerve, Je guette mon portable. Le moindre son qui pourrait ressembler de près ou de loin à un appel me met dans tous mes états, je tourne en rond. Mince. Suis-je droguée et dépendante à ce point? Je déteste cette idée, mais je dois pourtant m'y résigner. Oui, je fais partie de cette "nouvelle génération" de matérialistes.


21h30
 
Désespérée, n'étant plus en capacité de réfléchir, je tente l'ultime solution, la roue de secours, je compose le numéro de la copine de ma soeur. Droguée en stade avancé qui possède 2 portables avec forfait illimitablement illimités, faisant partie intégrante de sa famille, peu de chance d'échouer.
Répondeur.
L'enervement laisse place à l'angoisse...Et s'il leur était arrivé quelque chose? Ils se sont peut-être fait cambrioler, kidnaper, tuer, enlever, assassiner? J'imagine des plans plus sordides les uns que les autres, des scénarios dignes des plus grands films d'horreur.

Je commence à devenir folle quand le téléphone sonne
"ah bein on était au resto, on avait pas pris nos téléphones"

C'était aussi simple que ça. Et il y a quelques années, je ne me serais pas posé autant de questions. Foutue technologie.

Moralité de la soirée: le jour où j'aurai des enfants, je serai mal barrée...
Par g6k
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Jeudi 23 avril 2009 4 23 /04 /Avr /2009 08:56
La veille de mon week-end d'exception à Bruxelles, je rejoignais ma kkuette, chris et moos pour une soirée aux sonorités jazzy. Retrouvailles avec JB Manis, découvert en première partie d'un certain Renan Luce il y a quelques années de ça. Ce dernier avait décidé de faire du China sa résidence tous les Jeudi du mois d'Avril.
Décoration cosy, ambiance détendue.

Anciens titres réarrangés et retravaillés, découverte de nouvelles chansons et une reprise extra d'un Georges (peu connu) à la moustache "je m'suis fait tout p'tit". Un bonheur de réentendre cette chanson (autrement que jouée à la guitare par mon père ou imitée par mon frère). Plus les années passent, plus je deviens sensible aux textes, à la poésie et à la musicalité de Brassens.
Au delà du concert, c'était une très belle soirée pour les rires partagés avec ma kkuette, la complicité intacte. C'est extra de pouvoir passer une soirée en étant soi, sans réfléchir, avec quelqu'un qui ne vous regardera pas de travers si vous faites une connerie, mais qui aura plutôt tendance à la faire avec vous. Tout se passe toujours naturellement, sans prise de tête, et ça finit toujours par des larmes...de joie. Et j'aime aussi le bonheur qu'elle dégage quand elle est avec chris.



Vendredi 17, opération retrouvailles entre zincous.
Lieu: Bruxelles
Présents: mon cousin seby, arrivant de Bretagne, juju, un autre cousin (étant en stage à Bruxelles) et mon frérot.
Durée: 4 jours
Objectifs: se retrouver entre cousins (perdus de vue depuis bien trop longtemps) histoire de papoter et faire la fête (et accessoirement découvrir la ville).


Oui, j'aurais pu faire un week-end touristique à écumer les charmantes rues de Bruxelles à l'architecture impressionante. J'aurais aussi pu découvrir la cuisine locale....
Au lieu de ça, j'ai écumé les bars de la ville (faute de cuisine, j'ai au moins apprécié les bonnes bières).

Nous sommes donc arrivés Vendredi soir, le temps de s'habituer aux routes et conducteurs belges! Accueil chaleureux de mon cousin, nous aillant préparé un échantillon des meilleures bières. Nous avions également pris soin de faire une halte sur le chemin pour faire quelques courses (et notamment le nécessaire à mojito).
Soirée bien arrosée donc, mais très agréable surtout. Riche en discussions sur nos différents métiers (ou futur métier pour mon cousin qui a décidé de s'orienter vers le tourisme équitable) et sur les bêtises qu'on a pu faire il y a quelques années...De très bons souvenirs qui refont surface.

Le lendemain, après une rapide visite de la ville:



on s'est rendu dans un parc, posés au soleil à siroter un coca (ou une bière framboise). On a également eu la chance de tomber sur le bon week-end: un chapiteau était dressé et certaines animations avaient lieu: numéro de jonglage...Un bon divertissement.

La soirée a été un peu plus mouvementée. Elle a débuté assez tôt au délirium:


Un bar aux 200 variétés de bières (si ma mémoire est bonne). La décoration était plus qu'originale: des plateaux accrochés au plafond, aux bouteilles en verre au mur, en passant par les tonneaux en guise de table: le top. Ambiance chaleureuse donc, malgré l'heure (18h).

On a décidé de prolonger la soirée au florys bar, même propriétaire, une rue à traverser, et une toute autre ambiance sous le signe des pirates.




Un thème poussé à l'extrème, jusque dans les moindres détails: canons sous les tables de verre, cordages au plafond, cartes personnalisées, statuettes et accessoires en tous genres. Embarcation immédiate pour une croisière....animée.



J'ai du jongler entre mon cousin qui parlait à tous les gens du bar, mon frère qui me disait dans le coin de l'oreille "c'est pas le moment, yen a un seul qui te touche, jlui décolle une droite" (euuuh) et ma tête qui commençait aussi légèrement à tourner...

 

Lendemain matin...enfin midi (voire début d'après-midi) on se décide à se lever et partir pour une excursion à Maastricht. La ville était plutôt agréable, calme et le soleil pointait le bout de son nez, ce qui était loin d'être déplaisant!

 

 

Un week-end chargé en émotions, des retrouvailles réussi. Le simple plaisir de passer du temps en famille, de resserer les liens, de déconner, faire la fête ensemble...

Une expérience à renouveler bien vite...

Par g6k - Publié dans : pensées
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Lundi 13 avril 2009 1 13 /04 /Avr /2009 19:43
Entre deux articles sur les concerts, une petite pause s'impose.

A bien y réfléchir, je pense qu'il serait bon d'instaurer les week-end de 3 jours...je suis plus reposée, j'aborde sereinement la semaine de travail qui approche et je suis par conséquent nettement plus à l'écoute des PA, et je leur réponds plus calmement. Tout le monde est gagnant!
Bon, certes, ce n'est pas tout à fait cohérent avec le fameux "travailler plus pour gagner plus" mais le principe en lui même n'est pas franchement cohérent non plus alors bon...


Je n'arrive pas à définir mon humeur ce soir. Pas mal de choses tournent dans ma tête, je sais pas si j'ai envie de prendre le temps de m'y attarder, de les poser ici. Je ne sais même pas si j'ai envie d'y penser, si je ne me crée pas plus de questionnements toute seule.Et pourtant tout va quand même bien, du moins je pense.


J'ai passé mon week-end à ne rien faire. Ca faisait longtemps et c'est nécessaire parfois. On a pourtant eu un superbe temps, j'aurais pu en profiter pour aller me promener, mais ne rien faire c'est tout aussi plaisant par moments. Quoi que sortir de chez moi m'aurait évité de me poser des questions (sans réponse) sur ma petite soeur ou sur la proposition de mon grand frère.


Ma soeur qui se rapproche de plus en plus de son amie, ce qui (très égoistement) me fait mal parce que j'ai le sentiment qu'elle me remplace, elle passe sa journée à lui parler alors qu'elle me dit de moins en moins de choses, elles vont en concert ensemble, voient mon cousin ensemble, et je ne peux qu'observer, sourire, et me satisfaire pour elle. Parce que cette relation lui fait du bien, parce que je ne suis pas la bonne personne, celle à qui elle pourrait se confier, et que si c'est le prix à payer pour qu'elle soit heureuse alors il n'y a pas à réfléchir. Je range mes complexes d'infériorité, et je me satisfaits.

Et puis il a mon grand frère. Lui qui me parle d'une maison à louer à quelques pas d'ici, et qui me propose une collocation avec deux de ses amis. Lui qui essaye de me convaincre que ça serait un super projet, et moi qui ne peux m'empêcher de penser qu'il me le propose uniquement parce qu'il leur manque une personne et que financièrement parlant ça ne serait pas jouable sans. Oui, je me rabaisse surement. Oui, s'il me le propose c'est peut-être également que ça lui ferait plaisir. Je devrais arrêter de me prendre la tête. Moi qui préconisais la "carpe diem attitude" dans mon précédent billet, voilà que je surfe sur la vague de l'incertitude...Allez, on se retrousse les manches, et on avance.


Passons au positif de ce week-end. Le sourire de la famille à la vue des chocolats que je leur avais acheté pour Pâques. La virée aux Halles avec mag, les rigolades, le soleil, la bonne humeur. Francis et p'pa qui jouent de la guitare ensemble. Le temps passé en leur compagnie, simplement. C'est peut-être juste ça, l'essentiel?

Et puis il y a cette idée qui trotte dans ma tête depuis des années qui refait son apparition, les vacances approchant.
Saint Jacques de Compostelle. Ca fait donc plusieurs années maintenant que j'ai ce projet en tête. Je ne sais pas d'où me vient cette envie, ni même quand elle a débuté, mais elle est là.
Je saurais pas comment l'expliquer. C'est avant tout l'aventure qui me fait envie, le défit, la randonnée, les paysages, les rencontres que ça peut provoquer, la réflexion, l'aspect sportif, culturel, pas forcément religieux, et puis il y a l'espagne. Un pays qui m'a toujours attiré, une langue, une culture, un mode de vie, des paysages, des odeurs. J'idéalise surement tout ça, mais peu importe, je le ferais.
Le seul problème c'est que je n'ai pas envie de le faire seule, je pense que c'est une aventure qui mérite d'être partagée, et bizarement peu de personnes de mon entourage ne sont motivées par ce projet. Ou peut-être delph, il me semble qu'on en avait déjà parlé ensemble.
Quitte à partir à l'aventure, autant partir en connaissance de cause.
Je me suis donc acheté Vendredi le guide des chemins de Saint Jacques, et je vous laisse donc pour me plonger dans leur histoire!


Ps: Je viens de me rendre compte en écrivant cet article, que Jacques était justement le prénom de mon grand-père...Est-ce que tout doit forcément avoir une explication logique?
Par g6k - Publié dans : pensées
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