Dimanche 8 mars 2009 7 08 /03 /Mars /2009 11:36
Je recommence à faire ma mauvaise élève, un article traine dans les brouillons depuis bien trop longtemps...Un évènement récent est venu bousculer tout ça, et l'écriture a repris le dessus...Je terminerai l'article précédent un autre jour...

Tu nous as laissés avec nos regrets. J'aurais aimé trouver les mots, j'aurais préféré que tu aies la force de rester parmi nous. Je t'aurais prouvé que la vie vaut le coup d'être vécue, même sans amour. Je t'aurais fait découvrir qu'on peut puiser le bonheur ailleurs, que si l'on prend le temps de s'arrêter quelques instants pour regarder autour de soi, on se rend compte des merveilles qui nous entourent.

Mais tu as fait ton choix Marie, et on se retrouve là, sans toi. Les couleurs se ternissent, et j'ai du mal à croire en ces choses qui me faisaient espérer, avancer. Plus rien n'a de sens, et le monde n'est plus si merveilleux finalement. Tout semble si banal, si triste tout à coup.
Alors ça y est, tu n'as plus rien trouvé à quoi  te raccrocher?
Sache juste que je respecte ta décision tata.
Certains diront qu'il s'agit d'une faiblesse, d'autres que tu as fait preuve de courage, moi je dirais simplement que tu as choisi de prendre un autre chemin, et qu'il est bien difficile de poursuivre celui-ci à présent.
L'horizon est flou, nos têtes pleines de questions, de remords.

Je sais qu'il ne faut pas culpabiliser, on me l'a trop répété...mais comment veux-tu que j'accèpte l'idée de ne plus t'avoir à nos côtés? A qui je vais raconter mes vacances par cartes interposées...cartes que tu savais toujours si bien choisir. J'attendais tes réponses avec impatience à chaque retour de séjour. J'en ai déposé deux sur mon bureau, au travail, por que tu sois toujours la première à laquelle je pense tous les matins.
Ca me donne une raison de poursuivre ma route, un sens à ma journée. J'en profite pour nous deux Marie, chaque nouvelle expérience je la partage avec toi à présent. Je n'ai pas l'intention de mettre un terme à tout ça. Je parviens enfin à prendre du plaisir dans ce que j'entreprends, que ce soit au travail ou en dehors, et je sais que tu veux que je continue à voir du rose là où tu voyais du noir...

Tu as du retrouver papi, je te charge de lui dire qu'il me manque et que je pense à lui bien souvent. Tu me manques déjà...Et à nous tous.
Charlotte ne le montre pas, mais elle souffre beaucoup. Comment ne pas penser à toutes ces fois où tu nous as invitées chez toi toutes les deux!!
C'était toujours des moments de joie, de rigolade, de partage, et de découverte. Tu aimais nous montrer les photos de tes nombreux voyages, tous ces pays que tu as pu visiter. Et puis il y avait les sorties macdo...lolotte était toujours comme une folle...et moi par la même occasion (rien qu'à voir son sourire...).

Je crois que je ne réalise pas. Je ne veux pas.
Je discutais avec mamie samedi quand j'ai été la voir pour la première fois dans sa maison de retraite (j'ai honte) et elle me disait le sourire aux lèvres que tu allais mieux, que tu t'occupais beaucoup et que tu allais pouvoir rentrer à ton appart'. Deux jours plus tard, je reçois cet appel de maman...deux jours...comment est-ce possible?
Est-ce que tu voulais protéger mamie? Ou bien est-ce elle qui voulait me mettre à l'abris de tout ça? Peu importe.

J'ai eu peur Marie, peur que cette nouvelle assome papa et mamie, peur que ça ne les fragilise qu'un peu plus...
Mais ils semblent tous comme résignés, expliquant que tu ne souffres plus, que tu es bien là où tu es.
Je ne suis pas d'accord? Je n'accèpte pas si facilement. Non. Je ne me ferais pas à cette idée, je refuse de m'y obliger.
J'aurais aimé que tu restes, que tu trouves un sens à ta vie, je ne me satisferais pas d'autre chose. C'est trop simple. Mais peut-être suis-je trop idéaliste après tout, surement.

J'ai besoin d'y croire, de continuer d'espérer que la vie vaut le coup d'être vécue. Je me pose encore plus de questions maintenant...alors une vie sans amour n'a réellement plus aucun sens tata? Celui des amis et de la famille ne suffit donc pas? A quoi bon avoir une grande famille si c'est pour se retrouver seule au final? A quoi bon?

Je n'ai pas envie d'être à Lundi, je sais déjà comme ce jour va être difficile...
Francis, mag, sam et lolotte ne seront pas là, ils n'en ont pas la force, ne leur en veut pas.
Moi j'en ai besoin. Besoin de te dire au revoir, besoin de te parler...mais peur...peur de la douleur que ça va représenter, peur d'enfin réaliser, de voir la famille triste autour de toi...peur...mais je vais l'affronter pour toi.

Tu seras toujours là tu sais, à mes côtés, quoi que je fasse, dans mon coeur, dans nos coeurs.
Par g6k - Publié dans : pensées - Communauté : La communauté Cali
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Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /Fév /2009 08:20
Une nouvelle page blanche...un nouveau départ?
Pas vraiment.
J'aime conserver les choses passées, y compris les "erreurs".
Nous avons tous des faiblesses quelque part, des choses qu'on préfèrerait oublier, laisser définitivement au passé, des sujets qui fachent, qui blessent, qui font mal...Oui, on en a tous.
Mais le plus dur reste d'accepter qu'il est impossible de les oublier et qu'il faut avoir la force de vivre avec pour continuer à avancer.
Mince alors, revoilà la philosophie d'comptoir...chassez le naturel...






Alors ça y est, on a un nouveau chez nous, de nouveaux murs? Reste à faire la déco et à lui donner une âme...à nous de jouer.

Bien sûr, le déménagement n'est pas simple, on garde tous en mémoire cette belle bâtisse et tous les souvenirs qui s'y rattachent. Voilà que sans crier gare, un beau matin, on nous l'a démolie, anéantie, et un peu de nous même avec.
Plus rien à quoi se raccrocher, pas même un cadre photo abîmé, rien.
Et puis, alors que nous commencions à arrêter d'en chercher les raisons et les coupables, on nous reconstruit une nouvelle baraque, toute moderne, toute neuve.
Vous pensiez réussir à nous bluffer comme ça? Nous amadouer? Vous nous aurez pas!
Ils sont où les beaux meubles qu'on avait pris soins de poncer et vernir au fil des années? Et puis ces passages secrets entre nos appart' qu'on empruntait au gré de nos envies? Crions au scandale!
Vous avez de la chance, oh oui, croyez moi, heureusement que des "fêtes des voisins" ont pu rendre ces liens plus réels, heureusement...

Parce que vous aurez beau démolir ce que vous voudrez, les amitiés, elles, perdurent.
Vous croyiez peut-être que parce que l'animation se faisait plus rare au sein de l'immeuble, on y verrait que du feu? Mais détrompez-vous, certains étaient simplement partis en vacances, alors que d'autres emménageaient et se faisaient plus timides, mais la ferveur est toujours là. Et nous allons revenir bien plus forts...

Les emménagements sont souvent de beaux moments, fragiles parce que rares, on ne sait jamais si on va rester un jour ou un an...On se dit qu'on ne pourra ja-mais y rester bien longtemps, et puis de fil en années on se crée des repères, on y ajoute des petits riens qui font qu'on se sent chez soi, et qu'on n'a plus du tout envie de partir...
La preuve :  même pour ceux qui avaient fait de cet endroit une résidence secondaire, la démolition a été difficile à vivre...

Et puis un emménagement c'est aussi le moment de se pencher vers le passé (Quel a été le chemin parcouru? Qu'est-ce qui a changé depuis?) et vers le futur (quelles sont nos attentes? Nos besoins?).

J'ai hésité à appeler cet article "rien n'a changé" mais je ne trouvais pas ce titre assez positif...
Alors celui-ci est une phrase que j'ai tiré du film que je regardais hier "l'étrange histoire de Benjamin Button"...
Peut-être le signe que si certaines choses durent...d'autres changent ;)
Par g6k - Publié dans : univers musical - Communauté : La communauté Cali
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Jeudi 5 février 2009 4 05 /02 /Fév /2009 08:19

 



"Moins on est, mieux je me porte, ne frappe pas à ma porte..."


 

Cette chanson a été écrite par les Têtes Raides il y a plusieurs années, et reste pourtant cruellement d'actualité...
J'aurais préféré débuter mon blog dans un climat politique plus détendu, dans une ambiance plus sereine.
Il y a malgré tout du positif là dedans.
Mon côté rebel ne peut s'empêcher de jubiler quand des milliers de personnes marchent côte à côte dans la rue, dans un but commun...Résister.

La veille de la grève, alors que j'annonçais à une "collègue" que je serais dans la rue le lendemain, cette dernière me demande "Mais vous, en tant que fonctionnaire, qu'est-ce que vous trouvez à revendiquer?" avec un petit air inquisiteur...
Peut-être simplement pour que la solidarité puisse continuer d'exister!
Certes, je ne suis pas à plaindre, j'ai un métier qui me plait, certains avantages que je ne renie pas, et alors? Et les autres dans tout ça? Est-ce que je ne dois pas me battre deux fois plus pour eux?
Arrêtons de penser qu'à nous. Ouvrons notre porte.

Par g6k - Publié dans : pensées - Communauté : La communauté Cali
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